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Laos- voyage tourdemonde

Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 07:06

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Les-bateaux-2 1851
par Belsa

Par Belsa - Publié dans : Laos- voyage tourdemonde - Communauté : tourdumonde de belsa
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 14:11

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Les-bateaux 0622
par Belsa

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 08:48

 

 

 

Arrivée au Laos la suite ...

 

Le lendemain toujours sur le Mékong, nous nous connaissions bien maintenant, aussi plus de gênes, on s’installe tout de suite nous mettant à l’aise, il y avait une table au fond et là on improvise le Mékong-bistrot...  Bière, café, jeux de carte, d’autre couchés à même le sol lisaient le bouquin qu’ils traînaient depuis trop longtemps, on chantait, on se baladait  de groupe en groupe en tchatchant de choses et d’autre...Photo, échange d’infos, adresse, un couple s’est formé, et les Lao nous regardaient curieux en se disant sans doute que nous étions des gens étranges, ils avaient raison . ; sourires !

Le voyage a duré une dizaine d’heures, et ce n’est que dans la dernière demi heure que tout le monde s’est mis à bosser, genre , je sors mon guide et je commence à éplucher le nom des guest.. car il était évident que la bataille serait rude à l’arrivée !!..

 

Elle le fut...Pour tout ceux qui comme moi sont fauchés, elle l’est toujours, les autres n’ont pas ce genre de tracasseries.. Choisir une bonne guest n’est pas une si mince affaire , surtout si vous tombez de sommeil, que vous arrivez la nuit, que vous êtes trempés de sueur, que votre sac pèse des tonnes, et que  les guest sont à des kilomètres d’où vous vous trouvez .. Il y a forcément les piranhas   sous forme de taxis, ricksows, tuck tuck, pouce pouce et etc etc etc ..qui vous attendent le sourire aux lèvres , sachant,  que vous n’avez plus vraiment la force de vous battre , alors ils se collent à vous, exaspérant à souhait, jusqu’à ce que vous craquiez ...

 

Le prix sera pour vos pieds, n’imaginez même pas, si vous vous ne vous êtes pas renseigné d’abord qu’ils vous feront une ristourne.. Vous allez payer double au mieux, voir dix fois le prix normal ...

 

Ils vont essayer de vous emmener dans la guest où ils auront une commission, et forcément ça n’est jamais celle que vous aurez choisi, ils feront semblant d’être perdu, de ne pas savoir.. Après être enfin arrivé à la guest dont vous avez besoin , plus que celle dont vous  rêviez ... . Vous vous entendez dire qu’elle est complète.. plus de places, fini retournez d’où vous venez et via  la case départ ... Alors, la longue marche commence, vos pieds se sont encore alourdis, votre sac pèse encore plus lourd, et la nuit est noire ... la pression commence . Ce jour là dans Luang Prabang on se croisait dans la ville, bcp n’avaient tout simplement pas d’hôtels, et tournaient en rond, les hôteliers les regardaient devant leurs portes souriant et confiant, sachant que les routards fauchés n’auront pas le choix, ils devront s’ils ne veulent pas dormir dehors, prendre une chambre merdique à 30 voir 40 dollars et les remercier en plus ....

Pour ma part, je prends plutôt une chambre encore plus merdique, voir très très merdique, et je change le lendemain très tôt avant le petit déjeuner, car le chassé croisé recommence dès l’aube ...

En fait j’ai mis une journée pour trouver, une journée entière à chercher dans toute la petite ville , une chambre  qui est propre , avec de l’eau chaude,  un lit qui ressemble à un lit, et dans un endroit sympa où j’aurai envie de me reposer ... et tout ça à un prix de moins de cinq Euros, ( mon budget est de dix par jours). Oubliez , je n’ai pas trouvé, et c’est le soir finalement  juste à côté de la guest merdique où j’étais que je l’ai vu .. Une chambre adorable de propreté, avec salle de bain et eau chaude, à 8 euros, café, eau et banane à volonté... Je n’ai plus que de quoi faire un repas par jour, mais le petit déjeuner banane café sera gratuit ! Je me suis installée.. Heureuse !

 

 

 

 

 

 

 

Le Long du Mékong (suite)

Luang Prabang...

 

« Le ciel trop doux, le soleil trop resplendissant, l’air où traînait comme un souffle de langueur qui invitait à l’indolence et à la volupté très lente,  ... (Isabelle Eberhardt, Le major, 1903)

 

 Voilà Luang Prabang c’est ça !

 

Au bord du Mékong, maisons et balcon en teck, jardinets plein de promesses, que les ruelles pavées offrent aux passants...

J’y suis resté pendant une dizaine de jours à me promener partout dans la petite ville chicos qui a vu grandir Pierre Desproges... Les gens sont heureux ici, bon ok business is business,  on ne fait pas de cadeaux, station balnéaire oblige, le farniente tout confort ça se paye, et ça ils savent faire ! Surtout que la ville est assiégée par des expats Français qui vendent de l’artisanat de la rue d’à côté aux prix Européen .. gloups !! ...

 

Mais ce que j’ai aimé c’est les voir eux. Il y a des bébés partout, preuve que ça fonctionne plutôt bien, on les entends rire à chaque coin de rue, et très souvent (même très très souvent) ils se réunissent et se font une petite party surprise, toujours les même chansons, toujours les même boissons.. BeerLaos avec glaçons et bu cul sec, ou Lao lao en trinquant au nom d’une personne présente, on remplit un verre, on boit  d’un coup et on fait passer à son voisin et on recommence . ...Si on est douze on tient le coup, mais à trois ou quatre je vous imagine au bout d’une heure , parce qu’il faut, au minimum , boire trois verres de cette bombe nucléaire pour boyau fragile ... gloups !!

 

Ici c’est la pleine saison touristique, plus de français que tout autre nationalité, surtout des touristes en voyage organisé qui s’agglutinent dans le night market le soir au point qu’on ne puisse plus passer... Ce que j’aime c’est le marché le matin à l’aube, les étales sont riches de victuailles, et on comprends bien que c’est un peuple qui vit de ce qui l’entoure.. Rat boucané, cafards, crapauds, coléoptère en tout genre, chauve souris, insectes, chien, légumes et fruits de toutes espèces ...

Comme je n’aime pas la foule, je décide de partir vers le nord, dans un endroit qui, parait-il est calme Muang Ngoi Neua .. Oui, oui je sais difficile à dire pour tout le monde....

 

Quatre heures de route et une heure de barque à moteur plus loin, on arrive à Muang Ngoi...

Imaginez ce paysage particulier... les montagnes karstique  de la baie d’Halong ceints d’une couronne de nuages d’humidité d’où on s’attend à voir apparaître King Kong à tout moment, une plage africaine au bord du Niger. Des femmes se baignant dans les eaux fraîche du couchant de la Nam Ou, sortant tout droit d’une toile de Gauguin, les pistes rouges comme en Australie, des maisons sur  pilotis Asiatique faisant face à la forêt Amazonienne, et des bateaux chamarrés   d’Amérique du Sud...  Mhuang Ngoi c’est ça ... !!! et j’y suis resté pendant dix sept jours, ...  ce que j’y ai fait ? Mais rien ! Voyons ! descendre le fleuve, me baigner , photographier les bateaux, tchatcher avec Andy et les autres., regarder le paysages et ses changeantes couleurs de mon hamac suspendu sur ma terrasse ...

 

On y croise des gens, on se décroise de certain, très vite aussi, mais ceux qui restent dans votre mémoire feront la couleur de l’endroit ...

Ce que j’ai regretté ici, c’est que les gens du coin ne vous parlent pas, seul l’argent compte,( genre un verre d’eau chaude à un demi euros ) combien vous valez, c’est décevant, mais qui finalement, en a instauré les règles ?

Les choses qui m’énervent le plus ce sont les books shop par ex... Vous leur donner vos livres lus et trop lourds pour qu’ils fassent passer en se faisant un peu d’argent ... Ils ont vite compris qu’ils s’agit d’un vrai buisness facile ... Vous êtes obligé d’en donner deux pour en avoir un sur lequel est écrit gratuit !! Ca me fâche vraiment ... Si vous vendez un livre ils vous donneront des clopinettes et le revendront plus cher que le prix neuf indiqué sur la couverture .. Jettent votre bouquin sur le sol, en vous disant que vous devrez choisir parmis ceux qu’ils ont... Or souvent il n’y a pas de bouquin français ...  Le prix est basé sur le seul critère de l’épaisseur du livre, ne sachant pour la plupart pas lire eux même, ... Ca me met dans des colères noires ...

 

Aussi, j’ai pensé à une biblio du monde, le principe serait le suivant, on s’abonne quelque part et pour un ans ( internet avec la liste des endroits et un pass word ou une carte plastifiée avec une photo), genre trente euros  voir plus.  et où qu’on aille dans le monde on peut acheter un bouquin pour l’équivalent d’un euros, le reste ira à une fondation ou à un projet pour des traductions (même en photocopies de bouquin  pour les gens du coin  ou des bouquin spour enfants) , on ne pourra jamais vendre son livre, il faudra le donner  et on ne pourra qu’en acheter un à la fois ! Une partie serait reversée à la personne qui s’en occupe, genre un café ou une guest ...

Dites moi ce que vous en pensez ...

J’ai finalement bcp aimé l’endroit d’où j’ai eu du mal à partir, mais le manque d’argent aidant, j’ai fais le chemin inverser, retour sur Luang Prabang où j’ai étendu mon visa d’un mois supplémentaire, j’irai dans le sud mais ça vous le savez déjà ...

 

 

 

Arrivée au Laos la suite ...

 

Le lendemain toujours sur le Mékong, nous nous connaissions bien maintenant, aussi plus de gênes, on s’installe tout de suite nous mettant à l’aise, il y avait une table au fond et là on improvise le Mékong-bistrot...  Bière, café, jeux de carte, d’autre couchés à même le sol lisaient le bouquin qu’ils traînaient depuis trop longtemps, on chantait, on se baladait  de groupe en groupe en tchatchant de choses et d’autre...Photo, échange d’infos, adresse, un couple s’est formé, et les Lao nous regardaient curieux en se disant sans doute que nous étions des gens étranges, ils avaient raison . ; sourires !

Le voyage a duré une dizaine d’heures, et ce n’est que dans la dernière demi heure que tout le monde s’est mis à bosser, genre , je sors mon guide et je commence à éplucher le nom des guest.. car il était évident que la bataille serait rude à l’arrivée !!..

 

Elle le fut...Pour tout ceux qui comme moi sont fauchés, elle l’est toujours, les autres n’ont pas ce genre de tracasseries.. Choisir une bonne guest n’est pas une si mince affaire , surtout si vous tombez de sommeil, que vous arrivez la nuit, que vous êtes trempés de sueur, que votre sac pèse des tonnes, et que  les guest sont à des kilomètres d’où vous vous trouvez .. Il y a forcément les piranhas   sous forme de taxis, ricksows, tuck tuck, pouce pouce et etc etc etc ..qui vous attendent le sourire aux lèvres , sachant,  que vous n’avez plus vraiment la force de vous battre , alors ils se collent à vous, exaspérant à souhait, jusqu’à ce que vous craquiez ...

 

Le prix sera pour vos pieds, n’imaginez même pas, si vous vous ne vous êtes pas renseigné d’abord qu’ils vous feront une ristourne.. Vous allez payer double au mieux, voir dix fois le prix normal ...

 

Ils vont essayer de vous emmener dans la guest où ils auront une commission, et forcément ça n’est jamais celle que vous aurez choisi, ils feront semblant d’être perdu, de ne pas savoir.. Après être enfin arrivé à la guest dont vous avez besoin , plus que celle dont vous  rêviez ... . Vous vous entendez dire qu’elle est complète.. plus de places, fini retournez d’où vous venez et via  la case départ ... Alors, la longue marche commence, vos pieds se sont encore alourdis, votre sac pèse encore plus lourd, et la nuit est noire ... la pression commence . Ce jour là dans Luang Prabang on se croisait dans la ville, bcp n’avaient tout simplement pas d’hôtels, et tournaient en rond, les hôteliers les regardaient devant leurs portes souriant et confiant, sachant que les routards fauchés n’auront pas le choix, ils devront s’ils ne veulent pas dormir dehors, prendre une chambre merdique à 30 voir 40 dollars et les remercier en plus ....

Pour ma part, je prends plutôt une chambre encore plus merdique, voir très très merdique, et je change le lendemain très tôt avant le petit déjeuner, car le chassé croisé recommence dès l’aube ...

En fait j’ai mis une journée pour trouver, une journée entière à chercher dans toute la petite ville , une chambre  qui est propre , avec de l’eau chaude,  un lit qui ressemble à un lit, et dans un endroit sympa où j’aurai envie de me reposer ... et tout ça à un prix de moins de cinq Euros, ( mon budget est de dix par jours). Oubliez , je n’ai pas trouvé, et c’est le soir finalement  juste à côté de la guest merdique où j’étais que je l’ai vu .. Une chambre adorable de propreté, avec salle de bain et eau chaude, à 8 euros, café, eau et banane à volonté... Je n’ai plus que de quoi faire un repas par jour, mais le petit déjeuner banane café sera gratuit ! Je me suis installée.. Heureuse !

 

 

 

 

 

 

 

Le Long du Mékong (suite)

Luang Prabang...

 

« Le ciel trop doux, le soleil trop resplendissant, l’air où traînait comme un souffle de langueur qui invitait à l’indolence et à la volupté très lente,  ... (Isabelle Eberhardt, Le major, 1903)

 

 Voilà Luang Prabang c’est ça !

 

Au bord du Mékong, maisons et balcon en teck, jardinets plein de promesses, que les ruelles pavées offrent aux passants...

J’y suis resté pendant une dizaine de jours à me promener partout dans la petite ville chicos qui a vu grandir Pierre Desproges... Les gens sont heureux ici, bon ok business is business,  on ne fait pas de cadeaux, station balnéaire oblige, le farniente tout confort ça se paye, et ça ils savent faire ! Surtout que la ville est assiégée par des expats Français qui vendent de l’artisanat de la rue d’à côté aux prix Européen .. gloups !! ...

 

Mais ce que j’ai aimé c’est les voir eux. Il y a des bébés partout, preuve que ça fonctionne plutôt bien, on les entends rire à chaque coin de rue, et très souvent (même très très souvent) ils se réunissent et se font une petite party surprise, toujours les même chansons, toujours les même boissons.. BeerLaos avec glaçons et bu cul sec, ou Lao lao en trinquant au nom d’une personne présente, on remplit un verre, on boit  d’un coup et on fait passer à son voisin et on recommence . ...Si on est douze on tient le coup, mais à trois ou quatre je vous imagine au bout d’une heure , parce qu’il faut, au minimum , boire trois verres de cette bombe nucléaire pour boyau fragile ... gloups !!

 

Ici c’est la pleine saison touristique, plus de français que tout autre nationalité, surtout des touristes en voyage organisé qui s’agglutinent dans le night market le soir au point qu’on ne puisse plus passer... Ce que j’aime c’est le marché le matin à l’aube, les étales sont riches de victuailles, et on comprends bien que c’est un peuple qui vit de ce qui l’entoure.. Rat boucané, cafards, crapauds, coléoptère en tout genre, chauve souris, insectes, chien, légumes et fruits de toutes espèces ...

Comme je n’aime pas la foule, je décide de partir vers le nord, dans un endroit qui, parait-il est calme Muang Ngoi Neua .. Oui, oui je sais difficile à dire pour tout le monde....

 

Quatre heures de route et une heure de barque à moteur plus loin, on arrive à Muang Ngoi...

Imaginez ce paysage particulier... les montagnes karstique  de la baie d’Halong ceints d’une couronne de nuages d’humidité d’où on s’attend à voir apparaître King Kong à tout moment, une plage africaine au bord du Niger. Des femmes se baignant dans les eaux fraîche du couchant de la Nam Ou, sortant tout droit d’une toile de Gauguin, les pistes rouges comme en Australie, des maisons sur  pilotis Asiatique faisant face à la forêt Amazonienne, et des bateaux chamarrés   d’Amérique du Sud...  Mhuang Ngoi c’est ça ... !!! et j’y suis resté pendant dix sept jours, ...  ce que j’y ai fait ? Mais rien ! Voyons ! descendre le fleuve, me baigner , photographier les bateaux, tchatcher avec Andy et les autres., regarder le paysages et ses changeantes couleurs de mon hamac suspendu sur ma terrasse ...

 

On y croise des gens, on se décroise de certain, très vite aussi, mais ceux qui restent dans votre mémoire feront la couleur de l’endroit ...

Ce que j’ai regretté ici, c’est que les gens du coin ne vous parlent pas, seul l’argent compte,( genre un verre d’eau chaude à un demi euros ) combien vous valez, c’est décevant, mais qui finalement, en a instauré les règles ?

Les choses qui m’énervent le plus ce sont les books shop par ex... Vous leur donner vos livres lus et trop lourds pour qu’ils fassent passer en se faisant un peu d’argent ... Ils ont vite compris qu’ils s’agit d’un vrai buisness facile ... Vous êtes obligé d’en donner deux pour en avoir un sur lequel est écrit gratuit !! Ca me fâche vraiment ... Si vous vendez un livre ils vous donneront des clopinettes et le revendront plus cher que le prix neuf indiqué sur la couverture .. Jettent votre bouquin sur le sol, en vous disant que vous devrez choisir parmis ceux qu’ils ont... Or souvent il n’y a pas de bouquin français ...  Le prix est basé sur le seul critère de l’épaisseur du livre, ne sachant pour la plupart pas lire eux même, ... Ca me met dans des colères noires ...

 

Aussi, j’ai pensé à une biblio du monde, le principe serait le suivant, on s’abonne quelque part et pour un ans ( internet avec la liste des endroits et un pass word ou une carte plastifiée avec une photo), genre trente euros  voir plus.  et où qu’on aille dans le monde on peut acheter un bouquin pour l’équivalent d’un euros, le reste ira à une fondation ou à un projet pour des traductions (même en photocopies de bouquin  pour les gens du coin  ou des bouquin spour enfants) , on ne pourra jamais vendre son livre, il faudra le donner  et on ne pourra qu’en acheter un à la fois ! Une partie serait reversée à la personne qui s’en occupe, genre un café ou une guest ...

Dites moi ce que vous en pensez ...

J’ai finalement bcp aimé l’endroit d’où j’ai eu du mal à partir, mais le manque d’argent aidant, j’ai fais le chemin inverser, retour sur Luang Prabang où j’ai étendu mon visa d’un mois supplémentaire, j’irai dans le sud mais ça vous le savez déjà ...

 

Arrivée au Laos la suite ...

 

Le lendemain toujours sur le Mékong, nous nous connaissions bien maintenant, aussi plus de gênes, on s’installe tout de suite nous mettant à l’aise, il y avait une table au fond et là on improvise le Mékong-bistrot...  Bière, café, jeux de carte, d’autre couchés à même le sol lisaient le bouquin qu’ils traînaient depuis trop longtemps, on chantait, on se baladait  de groupe en groupe en tchatchant de choses et d’autre...Photo, échange d’infos, adresse, un couple s’est formé, et les Lao nous regardaient curieux en se disant sans doute que nous étions des gens étranges, ils avaient raison . ; sourires !

Le voyage a duré une dizaine d’heures, et ce n’est que dans la dernière demi heure que tout le monde s’est mis à bosser, genre , je sors mon guide et je commence à éplucher le nom des guest.. car il était évident que la bataille serait rude à l’arrivée !!..

 

Elle le fut...Pour tout ceux qui comme moi sont fauchés, elle l’est toujours, les autres n’ont pas ce genre de tracasseries.. Choisir une bonne guest n’est pas une si mince affaire , surtout si vous tombez de sommeil, que vous arrivez la nuit, que vous êtes trempés de sueur, que votre sac pèse des tonnes, et que  les guest sont à des kilomètres d’où vous vous trouvez .. Il y a forcément les piranhas   sous forme de taxis, ricksows, tuck tuck, pouce pouce et etc etc etc ..qui vous attendent le sourire aux lèvres , sachant,  que vous n’avez plus vraiment la force de vous battre , alors ils se collent à vous, exaspérant à souhait, jusqu’à ce que vous craquiez ...

 

Le prix sera pour vos pieds, n’imaginez même pas, si vous vous ne vous êtes pas renseigné d’abord qu’ils vous feront une ristourne.. Vous allez payer double au mieux, voir dix fois le prix normal ...

 

Ils vont essayer de vous emmener dans la guest où ils auront une commission, et forcément ça n’est jamais celle que vous aurez choisi, ils feront semblant d’être perdu, de ne pas savoir.. Après être enfin arrivé à la guest dont vous avez besoin , plus que celle dont vous  rêviez ... . Vous vous entendez dire qu’elle est complète.. plus de places, fini retournez d’où vous venez et via  la case départ ... Alors, la longue marche commence, vos pieds se sont encore alourdis, votre sac pèse encore plus lourd, et la nuit est noire ... la pression commence . Ce jour là dans Luang Prabang on se croisait dans la ville, bcp n’avaient tout simplement pas d’hôtels, et tournaient en rond, les hôteliers les regardaient devant leurs portes souriant et confiant, sachant que les routards fauchés n’auront pas le choix, ils devront s’ils ne veulent pas dormir dehors, prendre une chambre merdique à 30 voir 40 dollars et les remercier en plus ....

Pour ma part, je prends plutôt une chambre encore plus merdique, voir très très merdique, et je change le lendemain très tôt avant le petit déjeuner, car le chassé croisé recommence dès l’aube ...

En fait j’ai mis une journée pour trouver, une journée entière à chercher dans toute la petite ville , une chambre  qui est propre , avec de l’eau chaude,  un lit qui ressemble à un lit, et dans un endroit sympa où j’aurai envie de me reposer ... et tout ça à un prix de moins de cinq Euros, ( mon budget est de dix par jours). Oubliez , je n’ai pas trouvé, et c’est le soir finalement  juste à côté de la guest merdique où j’étais que je l’ai vu .. Une chambre adorable de propreté, avec salle de bain et eau chaude, à 8 euros, café, eau et banane à volonté... Je n’ai plus que de quoi faire un repas par jour, mais le petit déjeuner banane café sera gratuit ! Je me suis installée.. Heureuse !

 

 

 

 

 

 

 

Le Long du Mékong (suite)

Luang Prabang...

 

« Le ciel trop doux, le soleil trop resplendissant, l’air où traînait comme un souffle de langueur qui invitait à l’indolence et à la volupté très lente,  ... (Isabelle Eberhardt, Le major, 1903)

 

 Voilà Luang Prabang c’est ça !

 

Au bord du Mékong, maisons et balcon en teck, jardinets plein de promesses, que les ruelles pavées offrent aux passants...

J’y suis resté pendant une dizaine de jours à me promener partout dans la petite ville chicos qui a vu grandir Pierre Desproges... Les gens sont heureux ici, bon ok business is business,  on ne fait pas de cadeaux, station balnéaire oblige, le farniente tout confort ça se paye, et ça ils savent faire ! Surtout que la ville est assiégée par des expats Français qui vendent de l’artisanat de la rue d’à côté aux prix Européen .. gloups !! ...

 

Mais ce que j’ai aimé c’est les voir eux. Il y a des bébés partout, preuve que ça fonctionne plutôt bien, on les entends rire à chaque coin de rue, et très souvent (même très très souvent) ils se réunissent et se font une petite party surprise, toujours les même chansons, toujours les même boissons.. BeerLaos avec glaçons et bu cul sec, ou Lao lao en trinquant au nom d’une personne présente, on remplit un verre, on boit  d’un coup et on fait passer à son voisin et on recommence . ...Si on est douze on tient le coup, mais à trois ou quatre je vous imagine au bout d’une heure , parce qu’il faut, au minimum , boire trois verres de cette bombe nucléaire pour boyau fragile ... gloups !!

 

Ici c’est la pleine saison touristique, plus de français que tout autre nationalité, surtout des touristes en voyage organisé qui s’agglutinent dans le night market le soir au point qu’on ne puisse plus passer... Ce que j’aime c’est le marché le matin à l’aube, les étales sont riches de victuailles, et on comprends bien que c’est un peuple qui vit de ce qui l’entoure.. Rat boucané, cafards, crapauds, coléoptère en tout genre, chauve souris, insectes, chien, légumes et fruits de toutes espèces ...

Comme je n’aime pas la foule, je décide de partir vers le nord, dans un endroit qui, parait-il est calme Muang Ngoi Neua .. Oui, oui je sais difficile à dire pour tout le monde....

 

Quatre heures de route et une heure de barque à moteur plus loin, on arrive à Muang Ngoi...

Imaginez ce paysage particulier... les montagnes karstique  de la baie d’Halong ceints d’une couronne de nuages d’humidité d’où on s’attend à voir apparaître King Kong à tout moment, une plage africaine au bord du Niger. Des femmes se baignant dans les eaux fraîche du couchant de la Nam Ou, sortant tout droit d’une toile de Gauguin, les pistes rouges comme en Australie, des maisons sur  pilotis Asiatique faisant face à la forêt Amazonienne, et des bateaux chamarrés   d’Amérique du Sud...  Mhuang Ngoi c’est ça ... !!! et j’y suis resté pendant dix sept jours, ...  ce que j’y ai fait ? Mais rien ! Voyons ! descendre le fleuve, me baigner , photographier les bateaux, tchatcher avec Andy et les autres., regarder le paysages et ses changeantes couleurs de mon hamac suspendu sur ma terrasse ...

 

On y croise des gens, on se décroise de certain, très vite aussi, mais ceux qui restent dans votre mémoire feront la couleur de l’endroit ...

Ce que j’ai regretté ici, c’est que les gens du coin ne vous parlent pas, seul l’argent compte,( genre un verre d’eau chaude à un demi euros ) combien vous valez, c’est décevant, mais qui finalement, en a instauré les règles ?

Les choses qui m’énervent le plus ce sont les books shop par ex... Vous leur donner vos livres lus et trop lourds pour qu’ils fassent passer en se faisant un peu d’argent ... Ils ont vite compris qu’ils s’agit d’un vrai buisness facile ... Vous êtes obligé d’en donner deux pour en avoir un sur lequel est écrit gratuit !! Ca me fâche vraiment ... Si vous vendez un livre ils vous donneront des clopinettes et le revendront plus cher que le prix neuf indiqué sur la couverture .. Jettent votre bouquin sur le sol, en vous disant que vous devrez choisir parmis ceux qu’ils ont... Or souvent il n’y a pas de bouquin français ...  Le prix est basé sur le seul critère de l’épaisseur du livre, ne sachant pour la plupart pas lire eux même, ... Ca me met dans des colères noires ...

 

Aussi, j’ai pensé à une biblio du monde, le principe serait le suivant, on s’abonne quelque part et pour un ans ( internet avec la liste des endroits et un pass word ou une carte plastifiée avec une photo), genre trente euros  voir plus.  et où qu’on aille dans le monde on peut acheter un bouquin pour l’équivalent d’un euros, le reste ira à une fondation ou à un projet pour des traductions (même en photocopies de bouquin  pour les gens du coin  ou des bouquin spour enfants) , on ne pourra jamais vendre son livre, il faudra le donner  et on ne pourra qu’en acheter un à la fois ! Une partie serait reversée à la personne qui s’en occupe, genre un café ou une guest ...

Dites moi ce que vous en pensez ...

J’ai finalement bcp aimé l’endroit d’où j’ai eu du mal à partir, mais le manque d’argent aidant, j’ai fais le chemin inverser, retour sur Luang Prabang où j’ai étendu mon visa d’un mois supplémentaire, j’irai dans le sud mais ça vous le savez déjà ...

 

 

Arrivée au Laos la suite ...

 

Le lendemain toujours sur le Mékong, nous nous connaissions bien maintenant, aussi plus de gênes, on s’installe tout de suite nous mettant à l’aise, il y avait une table au fond et là on improvise le Mékong-bistrot...  Bière, café, jeux de carte, d’autre couchés à même le sol lisaient le bouquin qu’ils traînaient depuis trop longtemps, on chantait, on se baladait  de groupe en groupe en tchatchant de choses et d’autre...Photo, échange d’infos, adresse, un couple s’est formé, et les Lao nous regardaient curieux en se disant sans doute que nous étions des gens étranges, ils avaient raison . ; sourires !

Le voyage a duré une dizaine d’heures, et ce n’est que dans la dernière demi heure que tout le monde s’est mis à bosser, genre , je sors mon guide et je commence à éplucher le nom des guest.. car il était évident que la bataille serait rude à l’arrivée !!..

 

Elle le fut...Pour tout ceux qui comme moi sont fauchés, elle l’est toujours, les autres n’ont pas ce genre de tracasseries.. Choisir une bonne guest n’est pas une si mince affaire , surtout si vous tombez de sommeil, que vous arrivez la nuit, que vous êtes trempés de sueur, que votre sac pèse des tonnes, et que  les guest sont à des kilomètres d’où vous vous trouvez .. Il y a forcément les piranhas   sous forme de taxis, ricksows, tuck tuck, pouce pouce et etc etc etc ..qui vous attendent le sourire aux lèvres , sachant,  que vous n’avez plus vraiment la force de vous battre , alors ils se collent à vous, exaspérant à souhait, jusqu’à ce que vous craquiez ...

 

Le prix sera pour vos pieds, n’imaginez même pas, si vous vous ne vous êtes pas renseigné d’abord qu’ils vous feront une ristourne.. Vous allez payer double au mieux, voir dix fois le prix normal ...

 

Ils vont essayer de vous emmener dans la guest où ils auront une commission, et forcément ça n’est jamais celle que vous aurez choisi, ils feront semblant d’être perdu, de ne pas savoir.. Après être enfin arrivé à la guest dont vous avez besoin , plus que celle dont vous  rêviez ... . Vous vous entendez dire qu’elle est complète.. plus de places, fini retournez d’où vous venez et via  la case départ ... Alors, la longue marche commence, vos pieds se sont encore alourdis, votre sac pèse encore plus lourd, et la nuit est noire ... la pression commence . Ce jour là dans Luang Prabang on se croisait dans la ville, bcp n’avaient tout simplement pas d’hôtels, et tournaient en rond, les hôteliers les regardaient devant leurs portes souriant et confiant, sachant que les routards fauchés n’auront pas le choix, ils devront s’ils ne veulent pas dormir dehors, prendre une chambre merdique à 30 voir 40 dollars et les remercier en plus ....

Pour ma part, je prends plutôt une chambre encore plus merdique, voir très très merdique, et je change le lendemain très tôt avant le petit déjeuner, car le chassé croisé recommence dès l’aube ...

En fait j’ai mis une journée pour trouver, une journée entière à chercher dans toute la petite ville , une chambre  qui est propre , avec de l’eau chaude,  un lit qui ressemble à un lit, et dans un endroit sympa où j’aurai envie de me reposer ... et tout ça à un prix de moins de cinq Euros, ( mon budget est de dix par jours). Oubliez , je n’ai pas trouvé, et c’est le soir finalement  juste à côté de la guest merdique où j’étais que je l’ai vu .. Une chambre adorable de propreté, avec salle de bain et eau chaude, à 8 euros, café, eau et banane à volonté... Je n’ai plus que de quoi faire un repas par jour, mais le petit déjeuner banane café sera gratuit ! Je me suis installée.. Heureuse !

 

 

 

 

 

 

 

Le Long du Mékong (suite)

Luang Prabang...

 

« Le ciel trop doux, le soleil trop resplendissant, l’air où traînait comme un souffle de langueur qui invitait à l’indolence et à la volupté très lente,  ... (Isabelle Eberhardt, Le major, 1903)

 

 Voilà Luang Prabang c’est ça !

 

Au bord du Mékong, maisons et balcon en teck, jardinets plein de promesses, que les ruelles pavées offrent aux passants...

J’y suis resté pendant une dizaine de jours à me promener partout dans la petite ville chicos qui a vu grandir Pierre Desproges... Les gens sont heureux ici, bon ok business is business,  on ne fait pas de cadeaux, station balnéaire oblige, le farniente tout confort ça se paye, et ça ils savent faire ! Surtout que la ville est assiégée par des expats Français qui vendent de l’artisanat de la rue d’à côté aux prix Européen .. gloups !! ...

 

Mais ce que j’ai aimé c’est les voir eux. Il y a des bébés partout, preuve que ça fonctionne plutôt bien, on les entends rire à chaque coin de rue, et très souvent (même très très souvent) ils se réunissent et se font une petite party surprise, toujours les même chansons, toujours les même boissons.. BeerLaos avec glaçons et bu cul sec, ou Lao lao en trinquant au nom d’une personne présente, on remplit un verre, on boit  d’un coup et on fait passer à son voisin et on recommence . ...Si on est douze on tient le coup, mais à trois ou quatre je vous imagine au bout d’une heure , parce qu’il faut, au minimum , boire trois verres de cette bombe nucléaire pour boyau fragile ... gloups !!

 

Ici c’est la pleine saison touristique, plus de français que tout autre nationalité, surtout des touristes en voyage organisé qui s’agglutinent dans le night market le soir au point qu’on ne puisse plus passer... Ce que j’aime c’est le marché le matin à l’aube, les étales sont riches de victuailles, et on comprends bien que c’est un peuple qui vit de ce qui l’entoure.. Rat boucané, cafards, crapauds, coléoptère en tout genre, chauve souris, insectes, chien, légumes et fruits de toutes espèces ...

Comme je n’aime pas la foule, je décide de partir vers le nord, dans un endroit qui, parait-il est calme Muang Ngoi Neua .. Oui, oui je sais difficile à dire pour tout le monde....

 

Quatre heures de route et une heure de barque à moteur plus loin, on arrive à Muang Ngoi...

Imaginez ce paysage particulier... les montagnes karstique  de la baie d’Halong ceints d’une couronne de nuages d’humidité d’où on s’attend à voir apparaître King Kong à tout moment, une plage africaine au bord du Niger. Des femmes se baignant dans les eaux fraîche du couchant de la Nam Ou, sortant tout droit d’une toile de Gauguin, les pistes rouges comme en Australie, des maisons sur  pilotis Asiatique faisant face à la forêt Amazonienne, et des bateaux chamarrés   d’Amérique du Sud...  Mhuang Ngoi c’est ça ... !!! et j’y suis resté pendant dix sept jours, ...  ce que j’y ai fait ? Mais rien ! Voyons ! descendre le fleuve, me baigner , photographier les bateaux, tchatcher avec Andy et les autres., regarder le paysages et ses changeantes couleurs de mon hamac suspendu sur ma terrasse ...

 

On y croise des gens, on se décroise de certain, très vite aussi, mais ceux qui restent dans votre mémoire feront la couleur de l’endroit ...

Ce que j’ai regretté ici, c’est que les gens du coin ne vous parlent pas, seul l’argent compte,( genre un verre d’eau chaude à un demi euros ) combien vous valez, c’est décevant, mais qui finalement, en a instauré les règles ?

Les choses qui m’énervent le plus ce sont les books shop par ex... Vous leur donner vos livres lus et trop lourds pour qu’ils fassent passer en se faisant un peu d’argent ... Ils ont vite compris qu’ils s’agit d’un vrai buisness facile ... Vous êtes obligé d’en donner deux pour en avoir un sur lequel est écrit gratuit !! Ca me fâche vraiment ... Si vous vendez un livre ils vous donneront des clopinettes et le revendront plus cher que le prix neuf indiqué sur la couverture .. Jettent votre bouquin sur le sol, en vous disant que vous devrez choisir parmis ceux qu’ils ont... Or souvent il n’y a pas de bouquin français ...  Le prix est basé sur le seul critère de l’épaisseur du livre, ne sachant pour la plupart pas lire eux même, ... Ca me met dans des colères noires ...

 

Aussi, j’ai pensé à une biblio du monde, le principe serait le suivant, on s’abonne quelque part et pour un ans ( internet avec la liste des endroits et un pass word ou une carte plastifiée avec une photo), genre trente euros  voir plus.  et où qu’on aille dans le monde on peut acheter un bouquin pour l’équivalent d’un euros, le reste ira à une fondation ou à un projet pour des traductions (même en photocopies de bouquin  pour les gens du coin  ou des bouquin spour enfants) , on ne pourra jamais vendre son livre, il faudra le donner  et on ne pourra qu’en acheter un à la fois ! Une partie serait reversée à la personne qui s’en occupe, genre un café ou une guest ...

Dites moi ce que vous en pensez ...

J’ai finalement bcp aimé l’endroit d’où j’ai eu du mal à partir, mais le manque d’argent aidant, j’ai fais le chemin inverser, retour sur Luang Prabang où j’ai étendu mon visa d’un mois supplémentaire, j’irai dans le sud mais ça vous le savez déjà ...

Par Belsa - Publié dans : Laos- voyage tourdemonde - Communauté : tourdumonde de belsa
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 11:43

Pak Ben et les Blacks Bears...

 

On était donc sage au début, zen attitude générale, on respire, on expire, on médite, on s’endort pour certain, on s’étire pour d’autres, on fait craquer ses jointures, on se recoiffe, une main se glisse pour ceux deux, ne font plus qu’un, on signe d’un baiser doux...  

Pour ma part, je les regarde en souriant l’air des clochettes dans la tête, je pense aux méandres de ma vie mêlés à ceux du fleuve ; je pense à Jean-Noël, je pense à vous !

Allez, je sens bien que vous vous attendez à une envolée lyrique mais il me semble  que les photos parlent mieux que les mots forcément faible, mon vocabulaire n’étant hélas pas assez riche, aussi laissons ça aux écrivains, moi je ne suis que moi après tout ! Hum du coup je me demande si les photos vous parleront... !

 

Je crois que c’est moi qui a commencé, je me suis tournée vers mes voisins les plus proches, et puis plus loin et plus loin ... On a commencé par se commander un casse dalle, et un café histoire d’être au clair, puis peu à peu la bière à commencé par couler à flot, et  on a fini par  se refiler les réponses des infos récoltés plus tôt ...

 

Le voyage a duré six heures et nous arrivons donc avec le couchant à Pak Ben, petit village sans aucun intérêt, si ce n’est qu’on y trouve des guest, des restos, et de la drogue à gogo...Ma chambre était dans une maison traditionnelle en teck au premier et en dur au rez-de-chaussée, eau chaude moustiquaire, rien qui ne vous inspire à la rêvasserie, et puis il fallait se lever tôt, douche glaciale, dîner !

 

Je voulais me joindre à un groupe d’Américains accoudés et les yeux embués devant un chemin de table de bières, ils m’ont refusés la place parce que j’avais un paquet de clopes à la main, je me suis dirigée vers une autre table et c’est avec Sergueï et Edgard (sans doute ma plus belle rencontre depuis Pauline et Mathilde) que j’ai passé une soirée inoubliable.

 

Les Blacks Bears ...

 

 Ils sont de Moscou et traversent le pays à travers la jungle en moto, ils sont cassés de partout tant le voyage est rude, mais ils aiment ça, ce sont des Blacks Bears (et ça rigole pas), un club de moto branché de Russie. On partage nos expériences de motards (amateur pour moi). Mais c’est quand je leur ai raconté mon voyage jusqu’en Egypte avec ma 125 Suzuki alors que je n’avais jamais mis les pieds sur une bécane, et ma préparation pour aller au détroit de Béring qu’ils ont sortis la Vodka !  (Jean-Noël, ils m’ont servis une toute, toute petite dose hein ! enfin à la fois, heu enfin plusieurs fois .. pfff je sais je sais)

 

Sergueï est long et fin magnifique dans ses yeux pétillants de bonheur. Il est secouriste International et va uniquement sur les lieux des grandes catastrophes. Il est passionnant quand il parle de son métier, de se qu’il aime. On devait être à notre deuxième bouteille quand il s’est mis en apnée pendant quelques secondes comme si une pensée soudaine venait du tréfonds de son âme et que sa vie en dépendait.

Dans une inspire lente et le regard d’un routard fauché qui glisse sa carte visa, plein d’espoirs dans un distributeur de billet, il me demande :

-          Quelle est ton chanteur préféré ?

-          Tom Waits

-          Moi aussi !

Et là, je n’aurai jamais cru qu’un homme puisse autant sourire, ses yeux, sa bouche, ses rides, tout son corps était un code barre Clint première, chiffré, numéroté, estampillé, colorisé en panoramique,  le stampfel de l’homme heureux !

 Il a respiré en plusieurs fois comme un noyé qu’on ressuscite. J’ai eu envie de sauter pardessus la table et embrasser à pleine bouche cet homme que je ne connaissais pas .. Il ne m’en a pas laissé le temps, car d’un coup, il s’est levé et a chanté «  Heart Attack and Vine » suivi de « Old Shoes », « Martha » Closing time, et retombant sur sa chaise terrassé par l’effort et m’a dit dans un chuchotement -tu es la première personne que je connaisse qui aime Tom Waits- ! J’étais fascinée et définitivement séduite !

 

Mais c’était sans compter sur Edgar !

Dans le flottement d’une petite mort après l’orgasme intellectuel que nous venions de vivre, une voix venant de ma droite lancée dans les graves que connaissent bien les boudeurs :

-       Moi j’aime Adamo !

Jambes croisées, un air de défit dans les yeux bleus clairs comme une eau pure, il nous regardait, genre ouais et ?,( moi aussi je peux le faire) il s’est dressé sur  sa jambe valide, sa main droite sur son cœur et à  chanté «  Tombe la neige «  !!!...

Vous êtes scotchés ? je l’étais moi aussi !

Notre triolisme baigné dans la Vodka-Lao Lao formait une étrange triangulaire :

Sergueï me parle en Anglais de Victor-Hugo, qui me traduit en Russe à Edgar, qui me questionne en Français sur Adamo, ce que je traduis à Sergueï en Anglais que je questionne sur le tsunami qui répond sur Sarah Vaughan pendant qu’Edgard commande une Lao Lao, alors que je l’interroge sur son trajet Vladivostok- Moscou en moto (6413 km)  et qu’il m’interroge sur le flic Français le plus connu en Russie, que Sergueï allume ma clope Laos, et me demande si j’ai bcp de livres chez moi, si je suis mariée tout en me montrant son appareil photo datant d’un autre siècle, et dont il est amoureux, alors qu’Edgar l’œil dans les étoiles dit : Oui !elle a les lipp’s les plous délicieuses de France ... Euh qui ? Qui ?....

Le triolisme explose de rires...... Les verres s’entrechoquent NAZ DROVIE !!!!!!!!!!!!!!

On recommence...

Bon autant vous le dire tout de suite, le Français à la côte en Russie, fini les films de Stallone, les deux plus grosses stars dans tout le pays sont, je vous le donne en mille ... Allez, un indice me dit Edgard, c’est facile c’est le plus connu des policiers Français, mais si voyons ...Hanin ? Delon ? Maigret ? Sarkozy ?   Derreck ? Ben nonnn!!!  C’est ? Louis De Funès évidemment ! Ils connaissent toutes les répliques cultes des gendarmes à saint Tropessss ! ( je ne savais même qu’il y en avait). L’autre ? Mais si voyons... Un grand Blond ... Si si c’est lui ! Le grand Richard ! Elle n’est pas belle la vie ?

 

Edgar est Psy à Moscou, et sa passion à part le français, c’est la moto, il en a plusieurs, il a une Ferrari pour « les filles avec jupes haut les cuisses uniquement « , et a vécu un temps au Sénégal, il aime autant que c’est possible traverser la Russie en bécane !

Sergueï, aime vraiment la littérature française, son rêve de trouver tous les classiques dans une bonne traduction (si vous avez ça dans votre biblio, pensez à lui et faites un paquet), et ça j’admire, on parle des Russes, de la vie à Moscou, un chouya de politique, il gagne peu dans son métier, mais pour rien au monde il en changerait..

Vous voyez c’est pour des moments comme ceux là que je voyage, avoir la chance de rencontrer ces personnes merveilleuses, je les adore tout simplement !  RDV est pris pour tôt ou tard !

Je n’ai revu qu’Edgar le lendemain (Sergueï dormait encore), j’ai pris son sourire énigmatique en photo, ils vont me manquer, ils me manquent déjà d’ailleurs ...

 

En route pour dix heures sur le Mékong vers Luang Prabang !

 

 Quoi ? Quoi ? Ahhhh ?  c’est Fanny Ardent (la vie est trop injuste pff) !!

 

Par Belsa - Publié dans : Laos- voyage tourdemonde - Communauté : tourdumonde de belsa
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 07:35

 La douane...

 

 

Au début donc, on était relativement sage, faut dire qu’il y avait de quoi, le paysage nous a séduit d’emblé, couper le souffle, anesthésier ce qui restait de méninges, et ne nous  a laissé qu’un sourire stupide d’extase pitoyable et magnifique !  J’avoue que la pipelette que je suis n’avais rien à dire non plus, je me laissais imprégner lentement comme  d’un baiser divin qui n’en fini pas ! On était nase de bonheur !.

 

Il faut souligner que la douane Laotienne y avait mit du sien. Imaginez une centaine de gens qui n’avaient pas, pour la plupart, dormi la veille et qu’on a sorti du pieu à six heures du mat. Douche froide, sac a dos à refaire, ne rien oublier, surtout pas son badge » slow boat couleur vert ou speed boat couleur rose » avec obligation de l’’épingler sur la poitrine de façon bien visible !  Petit déjeuner express, pour les emmener via le Mékong en voiture, jeter sur la route en haut du chemin caillouteux où se trouvait en contrebas  la douane Thaïlandaise (un bureau), qu’il a fallu passer au pas de charge pour prendre une barque qui  prenait l’eau  pour traverser le fleuve ; remonter la pente abrupte pour arriver exactement en même temps que l’autre centaine de gens qui eux faisaient le chemin en sens inverse et donc  devait passer avec nous les deux bureaux obligatoire, plus un bureau de change dans quatre mètres carré ! Il a fallu changer les Euros en Dollars ou en Baht (monnaie thaïlandaise) ça c’était pour ceux qui avaient eu la bonne idée d’avoir des espèces, les autres se devaient , en courant  trouver un distributeur dans le village ( et dépasser la douane ?) qui ne distribuait que des kips ( monnaie Laotienne) qu’ils devaient échanger contre des Dollars dans la banque, où  le banquier les attendaient en faisant briller sa canine pour leurs dire, cinq pour cent de commission, et finalement d’apprendre que la douane prenait aussi des kips grrr ! ... 

Trouver d’urgence des photos, ou faire une photocopie  couleur du passeport - pour ceux , qui comme moi  avait leurs photos au fond du sac, genre je savais bien que j’avais oublié un truc et on était nombreux-  que le douanier à la moustache grisonnante et qui ne comprenait pas un mot d’Anglais- découpait  pour coller votre bouille  sur le formulaire contresigné par quatre personnes qui  recomptaient et recomptaient vos dollars, et vérifié finalement par un cinquième qui  sur un pc attendait l’électricité pour savoir si vous êtes  un terroriste international ! Je ne parle pas de l’Américaine qui, sortant du Laos avait dépassé la date de son visa de quinze jours pour cause d’amour torride avec un français ! Une plombe de palabre et dix dollars d’amende par jours, qu’elle n’avait pas évidemment !

 

 

 

 

 

 

Agglutinés  comme du riz gluant, nous n’avions rien à faire d’autre que de parler à nos voisins, et les questions fusaient.....

                                   Heu qu’est ce qu’il faut faire ? Qu’est ce qu’elle (il) a dit ?

1-      Tu connais le prix du visa pour les  (et là on déclinait sa nationalité) Une demi heure de panique générale chez les douaniers pour savoir où est le Lichtenstein, qui a une carte du monde ?)

2-      Tu viens d’où ?, tu voyage pour combien de temps ?

3-      Le Mékong, le paysage vaut vraiment le coup ?

4-      C’est comment le nord ?

5-      C’est comment le Sud ?

6-      Le Laos, cher ? t’es venu par la route ou en bateau ?

7-       La Thaïlande, sympa ?

8-      Bus ou train pour Bangkok ?

9-      On peut louer une moto ? une bicyclette ? Le prix ?

10-  T’as un Lonely du Laos à vendre ?

11-   Tu connais une guest sympa (donc pas cher  avec eau chaude et ventilo) à Luang Prabang ? La bouffe est bonne ?

12-  Le Nord Ouest ? j’en reviens le coin est merdique et pas intéressant, enfin sauf si tu as un max de tunes, le détour ne vaut pas le coup, mais  va plutôt là, c’est paradisiaque, pas de touristes, prix correct, plein de trucs à faire !..... OOOuais , Super cool !!

13-   N’allez surtout pas dans cette guest, le patron est un enfoiré de première..

14-  Les gens sont comment ?

15-   Elle a un souci l’Américaine ?

16-  L’herbe est bonne ?

17-   Tu as pris de l’opium ?

18-  Slow Boat ou Speed Boat?

19-  T’as pas une clope ?

20-  Tu sais si on peut faire un tour en Eléphant ?

21-  Heu, on trouve des tampons ?

22-  Ah ouais, t’as fait ça ??? P... j’admire !

23-  Pour le visa Vietnamien on peut l’avoir où ?

24-  Et celui de la Chine ? Le Tibet est ouvert en ce moment ?

25-  Tu viens des Philippines ? par où tu es passé ?

26-  Pattaya c’est vraiment comme on dit ?

27-   Qu’est ce qu’elle dit encore l’Amerloque ?

28-  Tu peux faire passer nos passeports ?

29-  A combien la BeerLaos ?

30-  Non, ça n’est pas mon passeport...Quelle couleur celui de la Tasmanie ?

31-   Heu, après la douane on fait quoi ?

32-  C’est vrai qu’il n’y a qu’un hôtel à Pak Ben ?

33-   Combien d’heures le voyage ?

34-  Heu, faut vraiment voyager accroupis sur des planches ?

35-   Personne n’a vu mon badge vert ?

 

 

L’ambiance était bonne enfant, et on prenait ça comme un jeu de piste, en riant, enfin sauf la pompom girl qui ne comprenait pas d’une, que les douaniers ne la laisseraient pas passer, elle a fini par les traiter de sales cons de pays sous développé  et de deux, que personne ne voulait l’aider financièrement.. Tout le monde vous aidera, peut-être,  dans une galère, dans la connerie.. Jamais !

Silence !

Le meilleur prix du visa conforme a été attribué à ???? (foule en apnée)

Le douanier égrenait nos noms un à un (John Smith a été le premier), on faisait de la place pour laisser passer l’heureux gagnant (tape dans le dos d’encouragement), qui a fini étaler sur le douanier qui lui tendait son passeport, vérification rapide histoire de ne pas vexer le douanier, une fois sur deux ça ne sera pas le bon ...Regard émerveillé, un yes jeté à la foule en délire,  retraversage de la foule avec  passeport à la main comme s’il venait d’être accepter à Polytechnique, Applause !!

Bon ! il y a un bistrot dans le coin ?

Pas le temps, juste le temps de faire dix mètres et un autre arrêt devant une table en formica de la police, qui est  au milieu de la rue, recontrôlage de la bouille et obligation de se diriger vers un shop qui vend des boissons fraîches et petits coussins ... Vous avez  votre badge ???? Echange de couleur, de vert il a passé à blanc .... NON, je ne sais toujours pas pourquoi !!

Courir vers le haut de la pente, il parait qu’une voiture nous attend.. Ha bon ? ça n’était pas le Mékong avant ? Si, si mais le port est plus loin, dépêchez vous ... Tuck Tuck, on nous transporte vers, un restaurant, en attendant les derniers ! Ouf, Enfin un café ! Mais il est où le port ?

Le café est commandé, un nescafé et de l’eau tiré d’une thermos... j’attends avec un grand sourire  digne du Nirvana, quand soudain une voix  grave qui hurlait comme si sa vie en dépendait, accrochée à la bouche d’un petit homme perché sur une table ...

Hello gayssssss .... ! Ecoutez-moi attentivement (heu il a dit quoi ?)

Dans quelques instants vous allez prendre le bateau pour deux jours sur le Mékong, je vous préviens, ça ne sera pas facile (ha ?), il n’y aura rien sur le bateau, ni à boire, ni à manger et vous n’arriverez pas avant la nuit à Pak Ben qui est un village Tribal  qui n’offre aucun confort, C'EST-A-DIRE !!!

Pas de banque, vous ne pourrez pas échanger vos baht, ni vos dollars, pas d’électricité, pas de nourriture, ou alors si chère que vous ne voudrez pas la payer, PAS DE BIERE (là grand murmure générale), ces gens  ne voient jamais de touristes, donc je vous demande de les respecter et de ne pas demander l’impossible, ICI , c’est votre seule chance pour acheter ce dont vous aurez besoin pendant deux jours !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

-          Heu... Heu .... Heuuuuu .... Comment on fait quand on a plus de liquidité ? Ils sont si idiots 0 Pak Ben et dans les bateaux qu’aucun n’a jamais pensé à vendre des trucs pour les touristes , alors que c’est un passage obliger ?

-          Faut aller au distributeur de billets

-          Heu.... Celui qu’on a vu avant ?à cinq kilomètres d’ici ?

-          Oui ! N’écoutez pas cette femme dit-il, en hurlant et en me montrant du doigt, elle n’a aucune expérience, nous sommes d’ici nous !

-            Bon bon ! Mais alors, pourquoi ne pas nous l’avoir dit plutôt ? Hein ??????????????? Et puis d’abord,  pourquoi les coussins ????

 

Re tuck tuck général (le prix exorbitant sera à payer après la banque),  file Indienne de vingt mètres pour le distributeur (je suis la prem’s  yess), quoi  encore ? Une  Américaine... Sa carte a été avalée !!!!  Qui va payer son transport ????

Retour au resto où les autres nous attendent, pas le temps de boire mon café qui est froid maintenant, départ à pied pour le bateau, qui est je vous le donne en mille ? En bas de la pente ..., Berge d’une planche dans l’eau, j’ai la trouille ( je suis particulièrement douée pour rater les sorties ou entrées de bateaux .. Pfff (Petit clin d’œil à Mathilde et Pauline) !! On pose les sacs où on peut, on s’affale sur des bancs de la largeur d’une main, on vous demande votre badge... On démarre le moteur, Clac... Action ! Le film commence !

 

 «  Voyage sur le Mékong Première !!!

Par Belsa - Publié dans : Laos- voyage tourdemonde - Communauté : le Blog des nomades
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